Conakry capitale mondiale du livre en 2017, un effort d’un collectif mené par un homme de conviction, Sansy KABA

article mise à jour : 23 juillet 2015
Le marathon a débuté dès la 7 ème édition, des 72 heures du livre, où le cordonnateur de cet événement, Sansy KABA avait remis au Premier Ministre Guinéen Mohamed Said Fofana, le projet de travail sur la candidature de Conakry, pour être la capitale mondiale du livre 2017. Après un discours devant l’auditoire du centre culturelle franco-guinéen à Conakry, le 23 avril 2015, scotché par la détermination d’un homme (sic).

Après plusieurs mois de lobbying, d’intense efforts de l’Harmattan Guinée, des autorités guinéennes, de la ville de Conakry au regard de son expérience avec ses 7 années dans cette belle aventure littéraire et organisationnelle. Conakry, la ville qui a mis l’accent sur le livre, la lecture a été incontestablement préférée à d’autres capitales, pour être la capitale mondiale du livre en 2017.

A la grande surprise de tous, et particulièrement des guinéens que l’Association International Publishers et l’UNESCO, a dévoilé après une période d’angoisse et de suspense, le nom de la capitale guinéenne, Conakry.

Avec les thèmes abordés lors de la 7ème édition, « livre, sciences, climat et environnement » a quelques mois de l’ouverture à Paris d’un grand forum international sur le climat, la COP 21. Cet aspect fondamental avait-t-il pesé sur la balance ? Les voix de ces membres du jury sont impénétrables…

Derrière cette franche victoire, d’une équipe bien outillée et professionnelle avec une expérience certaine, on pourra aussi, dans la moindre mesure, saluer l’apport consenti par Aminiout Vision Communication d’Amina M’bow, dans son inlassable quête pour la promotion journalistique durant 4 années de la Guinée et surtout pour ces 72 heures du livre.

Chaque année, l’AIP et ses partenaires décernent le titre de capitale du livre. Le lauréat est Conakry. Et à 21 mois de l’événement au regard aussi du prochain salon du livre 2016, Sansy KABA, dans son professionnalisme avec son équipe et le partenariat de l’Harmattan Guinée, avec également, l’apport conséquent du gouvernement, comme ce fut le cas pour l’édition 2015, où le Premier Ministre guinéen, Mohamed Said Fofana s’est investi personnellement. La fête sera dans son apogée, In Fine, de couronner cette victoire d’un peuple, baigné dans la grande culture.

Cette victoire pour l’Afrique, en particulier pour la Guinée, rendra par ailleurs, caduque, le proverbe discriminatoire d’un « grand homme » qui disait, je cite : « la meilleure façon de cacher quelque chose à un Noir est de le mettre dans un livre ».

L’Afrique ne pourra s’en sortir de l’esclavage intellectuel, qu’à travers la connaissance, les livres, oui l’apprentissage et l’exercice de la lecture.

Quel est apport de cette victoire de la république de Guinée, un pays meurtri par l’Ebola qui d’ailleurs revient à pas de course dans certaines localités ?

La mise en place des structures adéquats dédiés pour la lecture, bibliothèques numériques, centres culturels ;
la lutte pour l’alphabétisation généralisée, afin d’améliorer le niveau extrêmement bas, d’une culture de la lecture en Afrique, particulièrement à Conakry ;
Construction des infrastructures inhérentes à l’éducation nationale ;

La promotion du secteur touristique d’un pays dévasté par la crise sanitaire ( Ebola )etc…
Vaste programme et défi pour le gouvernement central, qui doit saisir cette opportunité afin, de redorer l’image d’un pays en proie à des conflits inter-ethniques qui portent atteinte à la démocratisation et l’émergence de ce pays historiquement et culturellement bien nanti .

Roger BONGOS/Afrique Continent

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