Forum : l’art et la culture pour le changement social en Guinée

Publié par : Amara Nabé •  article mise à jour : 10 octobre 2017
Forum : l’art et la culture pour le changement social en Guinée

La fondation Muse, en face du Hôtel du golf sise au Quartier Minière dans la Commune de RATOMA, a organisé un forum le mercredi 27 septembre sur le changement social dans le cadre de l’art et la culture en Guinée. Le thème portait sur les priorités d’investissement dans l’art et la culture avec 1.000.000 dollars américains (9.000.000.000 GNF). Les discussions tournaient autour de la formation, la logistique matérielle et l’infrastructure culturelle.

La formation de qualité est nécessaire dans le secteur de l’art et de la culture pour qu’il porte une contribution positive pour changement social dans notre pays. Le pays a besoin des cadres et de techniciens très bien formés dans le secteur pour bien gérer des événements mais aussi développer le cinéma et l’artisanat. On doit prioriser l’investissement dans ce secteur pour ne pas être trop influencé par les cultures étrangères et pour la création d’emplois. Si une bonne politique de formation est appliquée dans le secteur cela va permettre l’exploitation des opportunités. Elle pourrait offrir un cadre de sensibilisation dans la lutte contre plusieurs fléaux dans les quartiers. En fin cette formation de qualité pourrait permettre la construction d’un village artisanal capable d’attirer plusieurs touristes pour la destination Guinée.

L’infrastructure culturelle et sa logistique matérielle sont indispensables dans les différentes régions du pays pour fortement booster l’art et la culture. Ces deux facilitent la formation, la recherche et la réinsertion des jeunes délinquants dans la société à travers de leurs talents.

En outre, les infrastructures peuvent être source de célébration de nos héros culturels tels SORY KANDIA KOUYATÉ, BEMBEYA Jazz, Ballets Africains et ballet DJOLIBA. Ceci permettra à la nouvelle génération de s’en inspirer. En même temps, l’infrastructure, la formation et l’équipement peuvent nous permettre de traduire des œuvres culturelles étrangères dans les langues guinéennes pour casser la barrière de la langue.

L’éducation est la base de toute chose ou de toute entreprise. De ce fait elle peut créer un cadre pour les Guinéens de bénéficier d’une formation de qualité pour une cohabitation durable entre la musique traditionnelle et urbaine. Les artistes bien formés mènent des campagnes pour la cohésion sociale. L’intervention de SORY KANDIA KOUYATÉ dans le conflit Malio–Burkinabè est un bel exemple de formation traditionnelle et de changement social.

Amara Nabé
amaranabey@gmail.com