La journée du Burkina Faso : la fête de l’indépendance du pays des hommes intègres

Publié par : Amara Nabé •  article mise à jour : 12 décembre 2017
La journée du Burkina Faso : la fête de l’indépendance du pays des hommes intègres

C’est dans le cadre de Conakry Capitale Mondiale du Livre que la littérature du Burkina a été à l’honneur le lundi 11 décembre 2017 à l’occasion de la célébration de leur fête d’Indépendance qui s’est tenue dans la salle de conférence du Ministère des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étrangers.

C’est le Commissaire Général Sansy Kaba Diakité qui a lancé le programme par la présentation de la délégation burkinabè, à savoir M. Boubacar Dao, M. George Ki-Zerbo et M. Thierry Millogo (Président de la Commission Nationale des Arts au Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme) en compagnie des quelques écrivains guinéens, notamment Pr Djibril Tamsir Niane, Lamine Capi Kamara et certains anciens élèves de Pr Joseph Ki-Zerbo.

La délégation a fait une présentation brève de la littérature burkinabè ; c’est une littérature jeune et peu connue. Elle a dévoilé son ambition d’abriter l’évènement “Capitale Mondiale du Livre” en 2021 à Ouagadougou ou à Bobo Dioulasso.
La rencontre a été concentrée autour du Pr Joseph Ki-Zerbo qui fut un intellectuel burkinabè, le premier professeur agrégé d’histoire africain. Un hommage a été rendu à ce grand intellectuel panafricain avec son slogan “nan lara an sara” –– si on se couche on est mort –– pour trop c’est trop.

Pr Joseph Ki-Zerbo et d’autres intellectuels panafricanistes sont venus au secours de la Guinée pour sauver l’éducation nationale après le départ des enseignants français en 1958. Pr Ki-Zerbo et compagnie sont venus pour ne pas que le souhait de Général De Gaule soit une réalité, qui croyait que “tout finira dans trois mois”, selon le témoignage de l’écrivain guinéen Dr Djibril Kassomba Camara, qui est un ancien élève de Pr Ki-Zerbo.

Pr Joseph Ki-Zerbo était venu pour une mission de la délivrance en Guinée, qui était de sauver l’éducation guinéenne, martèle M. Ousmane Soumah, qui est un autre ancien élève. Il était un engagé anticolonialiste, qui a fait un appel aux intellectuels africains pour venir se mettre à la disposition de la Guinée. Il a beaucoup participé dans la décolonisation de l’éducation guinéenne et il avait la même vision pour l’éducation africaine en général. Il fut un humaniste et optimiste. On peut découvrir ce grand Africain à travers de l’un de ses livres : L’histoire de l’Afrique noire.

Amara Nabé
Email : amaranabey@gmail.com