Salon du Livre : Les Lettres ivoiriennes à l’honneur !

article mise à jour : 27 avril 2015
Au compte de la deuxième journée des 72h du livre, un panel d’hommes de lettres ivoiriens a tenu une conférence au cours de laquelle, ces mordus de la plume ont partagé avec leurs homologues guinéens, leurs expériences dans le domaine de la littérature. Pour en parler, il y avait autour de la table, la romancière, Flore Hazoumé, l’écrivaine-conteuse, Michelle Tanon-Lora, le biographe Frédéric Grah Mel, l’écrivain-éditeur Foua Ernest et Henry Nkoumo, directeur ivoirien du livre et de la lecture ainsi que le Guinéen, Idrissa Camara.

La salle de spectacles de l’Espace Sory Kandia Kouyaté a servi de cadre à cet effet. Il faut retenir que la Côte d’Ivoire, bien que ce ne soit qu’en 1933, qu’elle s’est intéressée au livre, compte de nos jours assez d’écrivains, nouvellistes, poètes ou encore biographes. Et à en croire, le directeur du livre et de la lecture, M. NKoumo, ‘’nombreux prix littéraires ont été remportés par des ivoiriens notamment Koffi Kwamé dont les œuvres sont régulièrement adaptées au théâtre’’. Poursuivant, il précise que ‘’la littérature ivoirienne se porte bien et celle pour l’enfant est en pleine croissance et répond à la qualité internationale.’’

Par ailleurs, il faut également préciser que le secteur de l’industrie du livre souffre énormément de contrefaçon. C’est un souci qui est commun à l’ensemble des pays africains auquel la Côte d’Ivoire n’échappe pas. Là-dessus, les autorités culturelles de la Côte d’Ivoire y travaillent pour changer la donne, a-t-on appris.

La Côte d’Ivoire est aussi ce pays d’Afrique de l’Ouest qui compte assez de femmes qui s’intéressent à l’écriture. C’est le cas de Flore Hazoumé qui compte à son actif 8 ouvrages et un autre en cours de production. ‘’On a le devoir d’écrire pour avoir notre propre archive. Car, on se doit de laisser des traces », affirme-t-elle pour justifier ses motivations.

Michelle Tanon-Lora est enseignante-chercheur qui, depuis 2009 s’intéresse à la littérature infantile dont son premier ouvrage est intitulé ‘’La ceinture de Madame Fourmie’’. Elle indique que le livre est une contrainte et la tradition orale à laquelle sont habitués les africains nous poussent à ne pas s’adonner très souvent à la lecture.